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Table-ronde / Vices et vertus de l’interdisciplinarité. Entre histoire de l’art et études cinématographiques
Table-ronde organisée par Barbara Le Maître, Valérie Mavridorakis et Guillaume Le Gall.
le 22 mai 2025
Salle Perrot
2 rue Vivienne
75002 Paris
À la fin de l’introduction de son ouvrage Écrire l’histoire de l’art. Figures d’une discipline (Gallimard, 1997), Henri Zerner confesse, sans autre regret : « J’ai peur qu’il n’y ait pas une bonne doctrine, une méthode, une façon sûre d’écrire l’histoire de l’art, et que nous soyons condamnés au bricolage ». Nous admettrons par principe que le bricolage constitue la loi d’une interdisciplinarité sans modèle préalable : pour que la greffe prenne, pour que l’articulation entre des objets et/ou des méthodes imputables à des domaines d’étude distincts se fasse, il faut à coup sûr aménager le terrain (manière de dire que l’interdisciplinarité ne se conçoit pas hors sol). Partant, afin de répondre à la question posée plus haut et, au-delà, de méditer sur les vices et vertus d’une telle « interdiscipline », nous nous focaliserons sur des gestes singuliers. À partir de leurs travaux, historiens de l’art et spécialistes du cinéma, chercheurs ou artistes, exposeront tour à tour la manière selon laquelle ils ont pu croiser —relier, hybrider — histoire de l’art et cinéma (tous discours et objets confondus).
Programme
Guillaume Le Gall (professeur en histoire de l’art, Paris Sorbonne Université : Centre A. Chastel) et Barbara Le Maître (professeure en études cinématographiques, Université Paris Nanterre : Histoire des arts et des représentations)
Introduction
Rafael Mandressi (directeur de recherche au CNRS : Centre A. Koyré)
De l’asymétrie des savoirs : de l’histoire d’une interdisciplinarité à l’interdisciplinarité historique.
Théo Esparon (docteur en études cinématographiques, Université Paris Nanterre : Histoire des arts et des représentations)
Une histoire partagée du modernisme. Le cas de Josef von Sternberg, cinéaste et collectionneur.
Laurent Fiévet (Artiste)
Plaster Cocoon (2015) : de la recherche universitaire à la création artistique.
Ségolène Liautaud (docteure en histoire de l’art, Paris Sorbonne Université : Centre A. Chastel et post-doctorante au Centre de recherche de l’École du Louvre)
Images en mouvement, du miroir au film chez Michelangelo Pistoletto.
Natacha Pernac (maîtresse de conférences en histoire de l’art, Université Paris Nanterre : Histoire des arts et des représentations)
Repenser la translocation à partir des croisements entre cinéma et histoire de l’art.
Modération Valérie Mavridorakis (professeure en histoire de l’art, Paris Sorbonne Université : Centre A. Chastel)
Mis à jour le 02 avril 2025